HANDISERVICES-AUDE

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LOI DU 11 FEVRIER 2005 A SAVOIR INTERPRETER

 INFORMATIONS LEGISLATIVES LOI DU 11 FEVRIER 2005


CANDIDATURE AU POSTE D'ANIMATEUR POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES

 

 Handis-services@hotmail.fr 

 

 

//handis-mentaux.blog4ever.com

 

Objet : Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Actuellement .gestionnaire de plusieurs sites internet destinés aux adultes handicapé(es), de tous handicaps. Et responsable de l’association, « Assohandicap », domiciliée à Limoux (Aude). Crée par et pour les personnes en situation de handicap mental et physique, les personnes atteintes d’un handicap physique, peuvent avoir une apparence disgracieuse, tout en restant autonomes. C’est alors que pour certaines de ces personnes, la solitude, parfois « cachée » existe, malgré l’affirmation de ces personnes, d’être accompagnées, ou en couple, « un petit copain «, je souhaite vivement  mettre mes atouts au service de votre association.

 

 En effet, de par ma connaissance de diverses personnes handicapées (es), et de divers handicaps, pour avoir fréquenté à plusieurs reprises, ce type de personne, dans le travail, par des visites régulières à leur domicile, ou parfois dans diverses institutions adaptées. J’ai également reçue à mon propre domicile ce type de personnes, pour des discutions, boire un café, plus rarement, pour partager un repas. Plusieurs femmes reconnues handicapées ont bénéficié des ces aides de ma part. De ce fait, j’ai pu acquérir une certaine expérience, depuis environ les années « 80 », jusqu’à ce jour. Je possède  des connaissances et des qualités indispensables pour contribuer par l’activité au maintien de la vie sociale des personnes handicapées mentales, et (ou) physiques.

 

Ainsi, je saurai proposer des activités variées : en continuant à leur demande de leur rendre des visites, à leur domicile, ou dans les institutions les recevant pour des périodes plus ou moins longues. Je peux proposer l’organisation de repas, à mon domicile, préparation et partage, des accompagnements en informatique, travail avec l’utilisation du logiciel « Word », la création de sites internet et de blogs très complets, quasiment professionnels, avec la possibilité de mise en ligne et référencement en quelques minutes, avec le suivis de leurs évolutions. Des aides plus personnelles, pourront également être entreprises sur demandes. Afin de les aider à s’intégrer et à améliorer l’image qu’elles ont d’elles mêmes.

 

Un partenariat au sein de votre structure me permettra d'évoluer dans mon parcours, étant moi-même reconnue handicapé, et libre, Dynamique, créatif, réactif, patient, sociable et ouvert d’esprit. Je n'aurai aucune difficulté à intégrer votre équipe.

 

1. Disposant d’une grande pratique de l’animation, je saurai proposer des projets originaux et variés, mon goût pour le contact avec les personnes handicapées mentales, qui pourraient reprendre après plusieurs années d’arrêt.  Et mon dynamisme me permettra de m’adapter rapidement.

2. Ma connaissance du fonctionnement d’une structure accueillant des personnes handicapées mentales me permettra de prendre en charge l’animation d’un groupe regroupant entre deux à cinq personnes, qui me sera confié, ou qui m’en fera la demande. De plus, je dispose d’une certaine créativité en ce qui concerne internet,  et d’une certaine connaissance de la psychologie.

3. Passionné(e) par l’animation, je pourrai m’intégrer rapidement et progresser et veiller à la satisfaction et au bien-être des personnes handicapées mentales et à la bonne exécution des tâches qui me seront confiées, ou dont je prendrai moi-même l’initiative, au grès des demandes des personnes que je rencontrerai. Je prendrai en compte pour mener à bien cette activité, la loi du 11 févier 2005, pour le droit à l’autonomie des personnes handicapées, et à l’égalité des chances et des droits, en particulier certains droits reconnus comme fondamentaux.

4. Mon expérience me permet une connaissance du travail auprès des personnes handicapées mentales, une grande polyvalence, une forte capacité d’adaptabilité, le sens de l’écoute et du partage. Et leur rendre, dans le respect et à leur demande, le droit à une certaine intimité.

 

Les personnes handicapées mentales ne bénéficient pas de l’instrument cognitif qui leur permettrait d’atteindre ce très subtil équilibre entre l’affect et le désir. Pour la plupart, ils vivent dans un perpétuel abandonnisme. Leur sexualité est primitive, répétitive et peu satisfaisante. L’abandon est très souvent réel. Quand bien même ils ont reçu beaucoup d’attention, ils ne peuvent ultérieurement se consoler du statut d’infériorité que leur confère le handicap. Ils ne sont pas chez eux, ils sont en institution. Ils ont l’obligation d’une vie de groupe. Ils doivent s’accommoder de la présence non choisie d’autres handicapés. Ils ne bénéficient que d’une part de l’intérêt de l’éducateur qui doit veiller au bien-être de tous. Ils investissent, parfois surinvestissent, des gens qui ne seront que brièvement présents dans leur vie. Et quand vient le temps des ébauches de vie amoureuse, des passages à l’acte sexuel, ils seront presque systématiquement en échec. Leur besoin de reconnaissance, leur besoin de normalité les amèneront à multiplier les expériences. Leur faiblesse de jugement en fera les victimes faciles des cyniques ou des pervers. Leur méconnaissance de l’hygiène, de la contraception peut leur valoir maladie et grossesse inattendue.

La réalité quotidienne de la vie affective et sexuelle en institution se décrit donc en fonction de l’âge et de l’intelligence de la personne handicapée. L’évolution de l’instinct sexuel et des affects n’est cependant pas parallèle à ce gradient intellectuel. La vie affective, c’est-à-dire le besoin de vie relationnelle chaleureuse, tolérante et gratifiante n’est absent chez aucune des personnes handicapées. Cette exigence n’est pas très éloignée de celle que tout un chacun ressent. Même les autistes parfois réputés inaffectifs sont en fait de grands blessés de l’échec de la vie relationnelle. Plus que d’autres, ils sont à ré apprivoiser et doivent être éloignés des formes d’attachement archaïques à la mère. Ils sont l’exemple d’une relation apparemment riche car intense, mais pauvre car exclusive et fermée au reste du monde.

A l’exception de cet exemple extrême, nous constatons plutôt dans l’institution une avidité affective multiforme bien plus que des appétits ou des manifestations érotiques. Ces besoins affectifs intenses sont, bien entendu, la conséquence de la détresse morale et physique des personnes handicapées et de leur dépendance systématique. La sexualité est, en quelque sorte, un « luxe » que l’on ne peut envisager que si l’on est à peu près bien dans son corps et dans sa tête. Nous en faisons, nous aussi, l’expérience dans notre vie.

Les problèmes pratiques que nous souhaitons développer dans notre discussion sont de deux ordres.

En premier lieu, comment agir face aux manifestations sexuelles excessives, inappropriées, en contradiction avec les exigences de la pudeur ?

En second lieu, nous évoquerons les problèmes que suscite la gestion des transferts de toutes sortes que nous sommes amenés à rencontrer. Transferts actifs, c’est-à-dire projections quasi amoureuses des soignés à l’égard des soignants ou parfois des soignants à l’égard des soignés. Nous évoquerons les limites et les dangers de cette forme d’investissement.

En sortant des limites institutionnelles, il faudra étendre notre réflexion au vécut « extra muros » de nos résidents, auprès de leur famille ou famille d’accueil. Nous aurons à évaluer les effets de cette intrication des expériences extérieures et intérieures. Et, toujours à l’extérieur de l’institution, nous essayerons d’analyser sans complaisance la réalité du vécu affectif et sexuel de la personne handicapée, seule ou en couple, placée dans la société non- protégée.

 

2. Les exigences de la pudeur

Voir, être vu et montrer, c’est bien autour du regard que se joue en grande partie notre tolérance à la vie sexuelle. Celle-ci est faite d’instincts, de stimulations neurohormonales qui parcourent le corps et aboutissent à une appétence pour un objet sexuel vécu comme attractif et désirable. La vie sexuelle n’est discrète que pour ceux qui, très socialisés, savent la dissimuler à bon escient. Mais la vie sexuelle à ses localisations apparentes dans le corps, elle a une gestuelle évidente. Et quand n’existe pas ce rideau légèrement opaque, légèrement transparent qu’est la pudeur, nous sommes heurtés, nous ne voulons pas voir trop clairement la part animale de notre sexualité, nous ne voulons pas être le témoin du désir de l’autre, nous voulons ignorer notre propre désir.

En institution, il faut tenir compte des sentiments de pudeur des résidents. Si nous voulons obtenir un comportement pudique, il est clair que nous devons nous-mêmes respecté la pudeur des personnes handicapées lors des bains, douches ou changement de couches. Nous devons être aussi exigeants que nous le serions pour nous mêmes si nous devions subir le regard des autres. Voilà en quelques mots ce qu’il en est des préoccupations de pudeur des intervenants.

Evoquons maintenant l’impudeur de certaines personnes handicapées, et tout particulièrement celle concernant les personnes dont les fonctions cognitives sont les plus frustes (celle que l’on rencontre dans les encéphalopathies graves ou les autismes profonds). Le problème est bien souvent celui d’une masturbation frénétique qui se manifeste au vu et au su de tous, parfois pendant de longues périodes. La personne intéressée n’est en général que peu influencée par des admonestations de type moral : « ce n’est pas bien, ça ne se fait pas ». Elle ne renonce en général à son activité que quand elle est momentanément satisfaite, ou cède à des injonctions autoritaires dont la compréhension est aussi banale que "cesser de manger ou de courir».

Dans ces situations, nous évitons que l’intéressé de surcroit ne s’exhibe. Nous l’isolons autant que possible et tentons de l’occuper avec des activités dérivatives. Pour d’autres enfants ou adolescents dont les moyens cognitifs sont de l’ordre de la débilité moyenne ou légère, nous procédons comme avec tout enfant normal en lui faisant comprendre ce qu’on attend de lui. Paradoxalement, les manifestations excessives des grands déficients sont à peu près gérables car les appétits sexuels sont réduits par les traitements neuroleptiques ou antiépileptiques qui sont indispensables à ces personnes. Et surtout cette activité reste solitaire. L’autre n’est guère concerné en-dehors de quelques attouchements furtifs. Mais quand les adolescents, des jeunes gens ou des adultes passent à l’acte, la situation est plus délicate et l’institution doit répondre de ces comportements.

 

3. Responsabilités de l’institution

Nous devons être attentifs aux attentes des parents et nous devons tenir compte des normes sociales du moment, et, bien souvent, ces exigences sont contradictoires.

Ainsi, tous les travaux menés aujourd’hui même sont sous-tendus par l’idée que la sexualité des personnes handicapées était méconnue et peu tolérée. Un plus grand « libéralisme » semble attendu. Ce n’est pas le discours que tiennent habituellement les parents. Les familles nous parlent de « prudence » de « protection » de « modération » en ce qui concerne la personne handicapée qu’elles nous confient. Des études statistiques menées auprès de nombreux parents et éducateurs montrent que ce sont ces derniers qui sont les plus tolérants face à ces problèmes. Les parents sont significativement moins tolérants en général. Ils le sont un peu plus quand il s’agit des enfants des autres.

 

4. A propos du « Droit à la sexualité »

Ainsi, c’est bien un droit à la sexualité qui semble être revendiqué. Il s’inscrit dans la liste des nouveaux droits concernant certains groupes de population qui en étaient jusque-là privés. I1 s’agit habituellement d’un progrès démocratique prenant en compte des situations de faiblesse ou d’exploitation. Ces droits apportent une protection nouvelle à des catégories de personnes habituellement menacées. On peut citer les droits de la femme, les droits de l’enfant, les droits des minorités ou plus généralement des droits linguistiques, culturels ou confessionnels.

Pour ce qui est du droit sexuel, nous sommes sur un terrain plus diff1cile. Si nous décidons que le droit au plaisir sexuel est un droit fondamental, il faudrait admettre toutes les formes de comportements qui permettent d’accéder à ce plaisir, y compris les comportements pervers. Il nous est plus facile d’admettre au prof1t des personnes mentalement handicapées un droit à la vie de couple se déroulant dans les meilleures conditions de vie pratique et affective. Mais il n’en est pas de même du droit au plaisir érotique. Nous ne nous l’accordons pas facilement car nous en connaissons les aléas et les conséquences. Pouvons-nous revendiquer pour les personnes mentalement handicapées comme un gain de liberté, comme la fin d’une privation ?

Pour tenter de répondre à cette question, nous pouvons nous référer à l’expérience des C.H.S., c’est-à-dire des hôpitaux psychiatriques. Au décours de la « libération sexuelle » des années 68-75, l’organisation de ces hôpitaux a été modifiée. Les hommes et les femmes qui jusque-là étaient strictement séparés ont bénéficié d’une mixité partielle ou totale selon les services. A l’heure actuelle, le personnel des H.P est plutôt désarmé face à la multiplication des passages à l’acte sexuels, où le consentement des partenaires n’est pas évident et où les divers partenaires ne constituent que rarement des couples. La gestion de la contraception, des grossesses, des maladies sexuellement transmissibles est devenue préoccupante.

Nous pouvons facilement faire le parallèle entre les malades hospitalisés et la population adulte qui se trouve dans nos institutions. Il faut y ajouter les difficultés spécifiques propres à la présence d’enfants ou d’adolescents. Pour ces derniers, le droit au plaisir sexuel ne nous paraît pas prioritaire. Plus que révéler ou amplifier leurs pulsions, nous avons à nous battre pour leur éviter d’être « victimisés » par la sexualité, car ils peuvent être victimes de leur propres pulsions mal contrôlées ou mal tolérées, victimes d’abus de toutes sortes et surtout victimes de leurs illusions dans leur attente amoureuse.

 

5. Aléas de la vie affective des personnes handicapées mentales

Nous évoquions au cours de notre réflexion les illusions de l’attente amoureuse chez les personnes mentalement handicapées, en âge de vivre une relation de couple. C’est bien d’amour qu’il s’agit, sous toutes ses formes et à tout moment de la vie. De la réussite ou de l’échec des interactions affectives dépendra toute l’existence de la personne handicapée. Sa santé, son ouverture d’esprit, son aptitude à vivre ou à survivre seront étroitement liées à la qualité et à la pérennité des échanges affectifs. La vie sensuelle proprement dite ne sera qu’un élément, parfois favorisant, d’une relation réussie à l’autre.

Mais il nous faut être réaliste. La vie affective des personnes mentalement handicapées s’illustre souvent par des carences criantes, des ruptures, des dispersions, des frustrations. Tous ces qualificatifs négatifs semblent bien pessimistes. Ils correspondent, hélas, à ce que nous observons au long cours, de la vie de ces personnes. Le désintérêt pour un enfant par exemple peut précéder sa naissance. Les carences de soins, d’interactions mère-enfant peuvent être précoces et aboutir à de véritables catastrophes Ce désamour où désintérêt auront des conséquences, tout au long de la vie pour l’enfant. Et sa vie affective précocement et cruellement traumatisée aura bien du mal à renaître.

Toutes les situations ne sont pas aussi dramatiques. Nous observons le plus souvent des comportements de rejet de la part des parents qui prennent la forme d’un « non-dit ». L’attitude de l’entourage est alors une négligence manifeste mais niée, ou un hyper investissement de l’enfant destiné à neutraliser les blessures narcissiques des parents. Dans les meilleurs des cas, quand l’enfant a réellement sa place et est chéri au même titre que ses frères et sœurs, il aura à connaître l’ostracisme des autres, et sa famille ne pourra le protéger du désamour ou désintérêt social. Les cas les plus fréquents sont ceux des enfants qui auront connu des successions, parfois des kyrielles de prises en charge. Dans ces établissements, ils auront connu également une multiplicité de personnels.

Il leur faudra sans cesse investir et désinvestir cet entourage, qui change dans l’année, dans la semaine, dans la journée. Et à l’inverse, les éducateurs et autres intervenants auront rarement l’opportunité de suivre au long cours ceux qui leur sont confiés. En conséquence, chacun reste en quelque sorte sur ses gardes. Pourquoi développer des relations affectives chaleureuses alors qu’elles peuvent être à tout moment rompues ? Personne ne veut souffrir, et ceux qui ont été échaudés restent sur leurs réserves. Et personne n’oublie qu’il ne doit se substituer aux parents, même à ceux qui sont déficients. Et enfin personne n’oublie les accusations qu’il peut encourir à vivre dans une trop grande proximité d’enfants et d’adolescents. Dans les meilleurs cas, quand la vie affective prend le caractère d’une vie amoureuse entre deux personnes handicapées adultes, celles-ci ne seront en fait jamais seules. Le couple constitué devra être suivi et protégé par des parents ou des tuteurs toute la vie.

 

6. Conclusion

Toutes ces considérations ont été développées pour faire comprendre à tous que les personnels des institutions sont à ce jour dans un mouvement destiné à favoriser au mieux toutes les formes de la vie affective de la petite enfance à la vie d’adulte.

Nous sommes bien conscients de ce mouvement de société qui va dans le sens d’un plus de bonheur pour les personne handicapées. Nous souhaitons que tout un chacun sache développer un plus d’altruisme, un plus d’humanisme et un plus d’amour pour aboutir à cet objectif

 

Je reste bien entendu à votre entière disposition pour une rencontre éventuelle ou pour toutes informations complémentaires.

 

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma candidature et vous prie d’agréer, Madame (Monsieur), l’expression de mes salutations distinguées.

 

 Signature

 

 

 

 

 

 


15/11/2012
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DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP MENTAL ET PSYCHIQUE

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Assohandicap

 

54, rue blanquerie

 

11300 Limoux

 

assohandicap@live.fr

  

 

 

handicap-benevolat@hotmail.fr

 

 

 

Vie affective et sexuelle

 

 

 

Des personnes en situation de handicap mental et psychique.

 


- Comment une personne en situation de handicap peut-elle exprimer dans une institution ses désirs de vie sexuelle et affective ? 
- Comment les professionnels peuvent-ils y répondre ?
- Comment aborder l'intimité des usagers sans être dans le voyeurisme ou dans la faute professionnelle ?
- La vie sexuelle et affective peut-elle s'éduquer ? En 2008, j’ai rencontré dans une institution, ou plutôt une clinique à Limoux, une femme légèrement handicapée psychique, elle venait faire une cure d’une semaine chaque mois. Je l’ai rencontré durant mon séjour d’un mois, il s’agissait pour moi, d’une hospitalisation libre, ce qui veut dire, que c’était moi qui l’avait demandé, pour des problèmes psychiques, car moi aussi, je suis également mais légèrement handicapé psychique. Au repas du soir, elle a été placée a à ma table, et cela durant tout son séjour. C’est elle, qui a fait le premier pas en me demandant si je voulais bien être son « fiancé », bien sur j’ai accepté, j’étais seul, et c’était en plus la première fois qu’une femme me demandait une pareil chose. Elle est arrivée le lundi, pour une semaine, jusqu’au vendredi. Le mercredi, sur autorisation de sortie émise par l’établissement, elle est sorite avec moi, nous sommes a sa demande allé à mon appartement, et, elle m’a demandé si je désirais faire l’amour, cela faisait longtemps que je n’avais pas touché une fille. Et donc d’un commun accord, nous avons fait l’amour. Puis nous sommes rentrés au centre en question.

 


"Vie affective et vie sexuelle des personnes handicapées : Cette personne handicapée, était libre, et dans ce cas totalement consentante puisque elle-même demandeuse. Elle-même, les professionnels, de son institution, à Castelnaudary, on été informés, de cette rencontre, nous nous étions mis d’accord pour nous rencontrer une nouvelle fois, avec l’accord de ces professionnels. En attendant que cette visite puisse se mettre en place, cela à duré plusieurs mois, les seuls contacts que nous avions, étaient par téléphone, tous les soirs environ à la même heure,  je l’appelais, et ses responsables me la passaient sans problèmes. Nous sommes tous les deux handicapés, sur le plan psychique, moi-même étant aussi l’égarement handicapé physiquement, j’appel cela « une disgrâce physique » qui ne me permet pas d’attirer les filles, ou les femmes, comme les autres hommes. Mais, j’ai pourtant eu des relations avec quelques femmes, dont comme je l’ai notifié dans un précédent article, deux prostitués, une d’elles m’a dépucelé a l’âge de : 27 ans. L’accompagnement des personnes handicapées, physiques ou mentales, psychiques, comme moi, plus ou moins légèrement, je connais, on pourrait presque même dire que je fais partie de ces personnes dont on parle, en l’appelant « aidants-sexuels », pour handicapées légèrement physique, mentales, ou psychiques. 

 

La vie affective est: normale, pour tout homme, ou femme. « Toute relation où l'on ressent des émotions, des sentiments".
La vie sexuelle étant "l'ensemble des comportements qui visent le plaisir sexuel".
Attention à ne pas réduire la sexualité à la génitalité ou à la reproduction.
Les pratiques sexuelles, sont nombreuses, des hommes entre eux, des « gay », des femmes entre femmes, « lesbiennes ». Et bien sur, les hétéros, la seule pratique normale. Puis, il existe les pratiques à plusieurs, entre couples, l’échangisme, le libertinage, les parties à trois, en club, ou à domicile, on appel également ces soirées, des « soirées privées » entre adultes consentants et responsables.
La sexualité s'inscrit dans une construction historique et sociale. 
Force est de constater que le droit à une vie affective pour toute personne handicapée n'entraîne pas de fait une vie affective. Aucun système législatif ne peut régir une vie affective.
Il ne peut y avoir de contractualisation sur le désir d'autrui.
Si deux personnes sont considérées comme incapables de se représenter les conséquences de leur vie sexuelle, cela pose un problème éthique. Si une personne est considérée comme incapable de donner son consentement cela pose aussi un problème éthique.

 

."

 

 Il existe trois éléments, à savoir:
- La féminité
- L'homosexualité
- L'accompagnant sexuel
La société actuelle se trouve dans un contexte social de performance, compétitivité et excellence. Comment, la personne en situation de handicap peut-elle se situer par rapport à cela ?

Concernant la féminité, on observe des représentations sociales considérant la femme comme peu valorisée, peu performante. Dans le champ du handicap également. On note ainsi une dévalorisation professionnelle entraînant une faible productivité exigée lorsqu'une personne handicapée trouve un travail. On note aussi le passage d'une société de l'obligation à une société du désir

 

La femme n'est pas sujet du désir pour autant mais encore très souvent "objet" du désir malgré l'évolution des mentalités On lui refuse l'accès au désir comme on le refuse aux personnes handicapées pas toujours perçues comme pouvant réaliser leurs désirs

 

On ne naît pas handicapé, on naît avec des déficiences et on devient handicapé dans l'interaction avec un monde social excluant.
On note également une discrimination par association à l'égard des femmes :
- 43 % des parents arrêtent de travailler quand ils ont un enfant handicapé;
- 39% des parents réduisent leur temps de travail;
- Dans 80 % des cas, c'est la femme qui réduit ou abandonne son travail.
Il existe donc une association entre la femme valide et son enfant handicapé.
Les programmes européens abordent cette dimension de discrimination homme/femme.
Les conditions sociales de vie sont sources d'inégalité mais les représentations sociales confortent ces inégalités concernant les femmes, les handicapés et surtout les femmes handicapées.

L'homosexualité et le handicap :
Le milieu homosexuel refuse le handicap en privilégiant le mythe de la beauté et de l'apparence mais à l'inverse les personnes handicapées n'envisagent pas l'accessibilité des milieux homosexuels, ceci entraînant une double discrimination.

L'accompagnant sexuel :
Il existe une multitude de façons de vivre la sexualité. On note des contradictions dans les réponses des personnes testées. Pour certaines, il s'agit : 
- D'une prestation d'un service rémunéré.
- Pour d'autres un travail social pour établir un droit social.
Attention cependant à ne pas stigmatiser cette notion d'accompagnant sexuel : pourquoi ne pas former alors des accompagnants aussi pour les grands timides ?

 


"Vie sexuelle et handicap mental".

L'accès à la sexualité ne va pas de soi. Le droit n'est pas une garantie. Il y a une tentative d'oubli de ce cadrage social comme si on était très ouvert sur la question du sexe. On propose, voire on impose, des modèles de sexualité très exigeants. On oublie que la sexualité reste un champ de restriction et un champ de pouvoir comme s'il existait une majorité sexuelle. Il y a encore des comptes à rendre à la société qui relèvent du pouvoir. Théoriquement, les personnes handicapées devraient accéder à une vie sexuelle souvent pour la première fois, vers 15 ans. A 17 ans. En ce qui me concerne, c’était à 27 ans, avec une personne valide, mais qui a été rémunérée, car il s’agissait d’une prostituée, cela remonte à plus de 20 ans, maintenant.  Mais dans les faits, quand les personnes handicapées y ont droit, ce n'est pas avec n'importe qui mais entre personnes handicapées (illustration d'un champ d'expression limitatif).

On note aussi une confusion entre loi et interdit :
Ainsi, les relations sexuelles ont longtemps été interdites en institution, pourtant lieu de vie. Cela est pourtant inégal. Cela s'explique par le resurgissement de la peur chez les parents et les professionnels comme si les personnes handicapées ne pouvaient avoir que des relations sexuelles pulsionnelles (mais, même chez les animaux, l'acte sexuel n'est pas bestial. Quand une personne se comporte bestialement, elle se comporte juste comme un homme). 
Il fallait donc une loi pour pallier à cette loi interne. La gêne est alors apparue chez les personnes handicapées elles-mêmes car elles ont du mal à s'approprier cette absence d'interdit nouveau (manque de souplesse de l'appareil psychique).
En fonction de leurs parcours, les personnes handicapées réagissent différemment.

 

Ces phénomènes sont issus de l'excitation de la société accentuée par des chansons, clips, films…hyper sexués de façon explicite, qui touche également les personnes handicapées.
Le problème vient du fait qu'on a du mal à accepter qu'elles vivent dans cette dynamique. Alors on banalise ou on restreint en évoquant leur vulnérabilité qui repose en fait sur chacun et ses représentations propres. Ou bien, on évoque la dimension du non consentement. Mais l'inverse, est-ce le consentement ? N'est-il pas plus important d'amener l'autre à avoir du désir pour lui ?
Par définition, on considère la personne handicapée comme non consentante. De la à considérer, que malgré que je demande à des femmes handicapées, elles me refusent « gentiment » en prétextant qu’elles ont déjà un copain, ou qu’elles sont pressées par un rendez-vous…
Il y a ainsi des glissements qui nous autorisent à imposer des éléments de restriction aux personnes handicapées qui pourtant ont eu à faire face tout au long de leur vie au rejet ou ont su gérer la souffrance ou celle de leurs parents…donc ne sont pas si vulnérables que cela. Comme si cela nous arrangeait de le penser…
On enlève ainsi à la personne handicapée le droit à l'expérimentation, pourtant nécessaire à tout le monde ou on leur propose d'y accéder sous des formes normalisées en fonction de la perception morale de chacun et non par la loi. Mais si on leur permet d'accéder à la sexualité, c'est à toute la sexualité sans restriction afin d'amener la personne à prendre ses responsabilités. Ce n'est pas plus dangereux que pour les personnes dites valides mais pas moins.
Nous sommes donc dans des contradictions perpétuelles et nous demandons aux personnes handicapées de se débrouiller avec ça !

Lorsqu'on s'inquiète de la vie affective dans une institution, c'est une façon d'aborder la vie sexuelle. La vie affective est une forme de vie sexuelle. Nous offrons un cadre hyper moralisé en fonction de notre sexualité. C'est pour cela qu'elle est taboue. 

On est dans l'acte sexuel quand on parle de sexualité. C'est donc très intime. Ce qui nous parait être le mieux est parfois une catastrophe. L'intimité se construit, c'est un espace relationnel

 

Les personnes handicapées n'ont parfois pas accès à leur corps mais la sexualité se fonde aussi sur l'imaginaire.
On part souvent des représentations sociales des valides mais comment les personnes handicapées perçoivent-elles la sexualité

 

L’accompagnement, ne considérant pas que les personnes handicapées aient des zones érogènes qui leur permettent de construire des représentations imaginaires. Il ne faut pas confondre "toucher" et "attouchement". Pourtant la frontière est très mince, Normalement, les couples, lorsqu’ils draguent, ils s’embrassent, se caressent, passent la main dans un commun accord sur les parties intimes, sans que le partenaire s’en offusque. D’où souvent la question que l’on se pose, est-elle, (il) consentant(e).Le veut- elle, il, Il arrive souvent, qu’en se posant ce type de question, on perde une occasion, sans équivoque. La grande peur du « Malandu » surgie.

- Projection de deux petits films sur la parentalité et le handicap.

 


"De l'enfance à l'âge adulte, vivre pleinement sa vie affective, intime et sexuelle".

Dans le cadre d'un accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes handicapées
- la consultation en couple ou individuellement, peut se poser.

Elle insiste sur la nécessité, en institution, de :
- créer un réseau interne et externe: 
- de créer un partenariat avec les familles toujours impliquées dans le questionnement;
- d'impliquer TOUS les professionnels dans l'analyse de la situation (chauffeur, secrétaire, femmes de ménage…) car la vie intime remonte à la surface à différents moments;
- de s'interroger sur la philosophie des professionnels dans cet accompagnement.
Il est important d'écrire ensemble une charte ou un protocole d'accompagnement au cas par cas: faire réfléchir l'équipe sur comment on fait au quotidien en collaboration avec la personne concernée.
Dans l'idéal, au plus tôt on aborde cette question, c'est-à-dire de préférence avant la puberté, et la personne handicapée s'affirmera plus vite dans sa vie intime.

 

On est confronté à la diversité de la vie intime et cela demande une grande ouverture d'esprit. Il faut accepter des envies et des pratiques différentes.
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Dans les projets personnalisés, il est important que la vie affective apparaisse.

 

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"L'accompagnement des personnes handicapées dans leur vie affective et sociale".

Les chambres individuelles permettent la prise en considération de l'intime La création de chambres doubles accompagne les demandes de vie de couple. Cela permet de développer la notion de "chez soi" avec les résidents. Cela passe par un accompagnement concernant la décoration, l'aménagement, le passage des personnes internes ou extérieures à l'institution en autorisant ou non des allers venus dans cet espace privé. Il est nécessaire de poser des règles, d'échanger, de discuter en équipe et avec la personne concernée.

 

Dès le premier entretien à l'admission, la question de la mixité et de la vie d'adulte est abordée par le directeur et l'assistante sociale, et idem pour la contraception.
Concernant le projet individuel, il a été nécessaire de construire un outil avec l'apparition de mots clés comme "affectivité", "relationnel", à traiter de façon systématique dans le projet personnalisé. Et si la personne ne souhaite pas le traiter, on le mentionne quand même afin de ne pas nier cet aspect.
La relation entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou deux femmes est une "aventure humaine", sans schéma explicatif. Chaque situation est unique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


01/08/2012
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AIDANT SEXUEL POUR HANDICAPE(ES)

 

 

 

 Loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances

La loi n°2005-102 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a été votée le 11 février 2005 (Journal officiel du 12/02/2005). Cette loi se compose de 101 articles et donne lieu à la rédaction de plus de 80 textes d'application. Elle apporte de nombreux changements dont l'ampleur est conditionnée par le contenu des textes d'application et les précisions qu'ils apportent. 
C'est pourquoi nous vous proposons dans cette rubrique :

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Présentation de la loi du 11 février 2005

La loi du 11 février 2005 est l'une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, depuis la loi de 1975.

Les toutes premières lignes de la loi rappellent les droits fondamentaux des personnes handicapées et donnent une définition du handicap :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »

Nous allons vous donner les principaux axes et avancées de cette loi classés par thèmes :

  • Accueil des personnes handicapées
  • Le droit à compensation
  • Les ressources
  • La scolarité
  • L'emploi
  • L'accessibilité
  • Citoyenneté et participation à la vie sociale
  • Divers

Accès direct par thème :

Accueil - Le droit à compensation - Scolarité - Ressources - Emploi - Accessibilité - Citoyenneté - Divers

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 Accueil des personnes handicapées

La loi crée une Maison départementale des personnes handicapées dans chaque département sous la direction du Conseil général. Elle a une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leur famille, ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap.

Chaque MDPH met en place une équipe pluridisciplinaire qui évalue les besoins de la personne handicapée, et une Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui prend les décisions relatives à l'ensemble des droits de la personne.

Les COTOREP et CDES sont donc remplacées par la CDAPH.

De plus, la loi définit les missions et le fonctionnement de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

Carte de France et adresses des MDPH.

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 Droit à la compensation

Ce droit constitue l'un des principes fondamentaux de la loi.

Ainsi, la personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie. Désormais c'est le projet de vie de la personne qui est mis en avant. En fonction de celui-ci, un plan de compensation est élaboré et concrétisé par la prestation de compensation (qui remplace petit à petit l'ACTP et l'ACFP). Elle permet de couvrir les besoins en aides humaines et techniques, l'aménagement du logement, du véhicule, les aides spécifiques ou exceptionnelles, et les aides animalières.

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 Ressources

La loi a aussi instauré deux nouveaux compléments à l'Allocation Adulte Handicapé : le complément de ressources et la majoration pour la vie autonome. Les bénéficiaires de l'allocation supplémentaire du Fonds spécial invalidité peuvent aussi bénéficier de ces compléments sous certaines conditions.

De même, la loi améliore le cumul de l'AAH avec un revenu d'activité en milieu ordinaire, ainsi que la participation aux frais d'hébergement pour les personnes accueillies en établissement.

L'Allocation d'Education Spéciale (AES) est renommée : « Allocation d'éducation de l'enfant handicapé »

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 Scolarité

La principale innovation de la loi est d'affirmer que tout enfant, tout adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé est inscrit dans l'école de son quartier. Il pourra ensuite être accueilli dans un autre établissement, en fonction du projet personnalisé de scolarisation. Les parents sont pleinement associés aux décisions concernant leur enfant. Sont mis en place les équipes de suivi de la scolarisation et les enseignants référents.

La loi réaffirme la possibilité de prévoir des aménagements afin que les étudiants handicapés puissent poursuivre leurs études, passer des concours, etc.

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 Emploi

L'obligation d'emploi est toujours de 6 % (sont apportées quelques modifications dans le calcul des bénéficiaires). Elle impose une sanction plus sévère pour les entreprises qui ne respectent pas cette obligation en augmentant le montant de la contribution à l'Agefiph. Elle modifie le code du travail sur le plan des aménagements d'horaires.

Le classement des travailleurs handicapés dans les catégories A, B et C est supprimé. Les entreprises qui emploient des personnes lourdement handicapées pourront bénéficier d'une aide à l'emploi ou d'une modulation de leur contribution.

Dans la fonction publique, elle crée le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées qui a une mission similaire à l'Agefiph. Les employeurs publics ne respectant pas l'obligation d'emploi devront payer une contribution au Fiph.

La loi réforme aussi le travail en milieu protégé :

  • Les ateliers protégés sont renommés Entreprises adaptées et sortent du milieu protégé. Ce sont désormais des entreprises du milieu ordinaire ayant pour vocation d'employer en priorité des personnes handicapées. La rémunération minimum est basée sur le SMIC.
  • Les CAT sont renommés Etablissement ou service d'aide par le travail. Les travailleurs ont droit à une rémunération garantie comprise entre 55 % et 110 % du Smic, cumulable avec l'AAH. La loi améliore les droits aux congés et à la validation des acquis de l'expérience.

En matière de retraite, dans le secteur privé est créée une majoration de pension pour les travailleurs handicapés bénéficiant d'un abaissement de l'âge de la retraite. Dans la fonction publique, les fonctionnaires handicapés répondant à certains critères peuvent partir en retraite anticipée.

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 Accessibilité

Le principe d'accessibilité pour tous, quel que soit le handicap, est réaffirmé. Les critères d'accessibilité et les délais de mise en conformité sont redéfinis. Ainsi les établissements existants recevant du public et les transports collectifs ont dix ans pour se mettre en conformité avec la loi. Celle-ci prévoit aussi la mise en accessibilité des communes et des services de communication publique.

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 Citoyenneté

La loi aborde aussi la question du droit de vote des majeurs placés sous tutelle (qui peuvent être autorisés à voter par le juge des tutelles) ainsi que l'accessibilité des bureaux de vote.

La question du handicap sera aussi abordée pendant les cours d'éducation civique à l'école primaire et au collège.

La loi apporte des précisions en matière de communication devant les juridictions administratives, civiles et pénales, et lors du passage du permis de conduire pour les personnes sourdes.

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 Divers

La loi comprend différents autres points que cette synthèse ne peut tous énumérer. 
Quelques exemples :

  • la reconnaissance de la langue des signes française comme une langue à part entière,
  • les critères d'attribution de la carte de stationnement,
  • une nouvelle dénomination de carte station debout pénible (carte priorité pour personnes handicapées),
  • la majoration pour parents isolés d'enfants handicapés,
  • l'agrément « Vacances adaptées organisées »,
  • l'accès aux lieux ouverts au public pour les chiens guides d'aveugle ou d'assistance,
  • etc.

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Liste des textes d'application.

 

 

 

 


01/08/2012
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