HANDISERVICES-AUDE

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DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP MENTAL ET PSYCHIQUE

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Assohandicap

 

54, rue blanquerie

 

11300 Limoux

 

assohandicap@live.fr

  

 

 

handicap-benevolat@hotmail.fr

 

 

 

Vie affective et sexuelle

 

 

 

Des personnes en situation de handicap mental et psychique.

 


- Comment une personne en situation de handicap peut-elle exprimer dans une institution ses désirs de vie sexuelle et affective ? 
- Comment les professionnels peuvent-ils y répondre ?
- Comment aborder l'intimité des usagers sans être dans le voyeurisme ou dans la faute professionnelle ?
- La vie sexuelle et affective peut-elle s'éduquer ? En 2008, j’ai rencontré dans une institution, ou plutôt une clinique à Limoux, une femme légèrement handicapée psychique, elle venait faire une cure d’une semaine chaque mois. Je l’ai rencontré durant mon séjour d’un mois, il s’agissait pour moi, d’une hospitalisation libre, ce qui veut dire, que c’était moi qui l’avait demandé, pour des problèmes psychiques, car moi aussi, je suis également mais légèrement handicapé psychique. Au repas du soir, elle a été placée a à ma table, et cela durant tout son séjour. C’est elle, qui a fait le premier pas en me demandant si je voulais bien être son « fiancé », bien sur j’ai accepté, j’étais seul, et c’était en plus la première fois qu’une femme me demandait une pareil chose. Elle est arrivée le lundi, pour une semaine, jusqu’au vendredi. Le mercredi, sur autorisation de sortie émise par l’établissement, elle est sorite avec moi, nous sommes a sa demande allé à mon appartement, et, elle m’a demandé si je désirais faire l’amour, cela faisait longtemps que je n’avais pas touché une fille. Et donc d’un commun accord, nous avons fait l’amour. Puis nous sommes rentrés au centre en question.

 


"Vie affective et vie sexuelle des personnes handicapées : Cette personne handicapée, était libre, et dans ce cas totalement consentante puisque elle-même demandeuse. Elle-même, les professionnels, de son institution, à Castelnaudary, on été informés, de cette rencontre, nous nous étions mis d’accord pour nous rencontrer une nouvelle fois, avec l’accord de ces professionnels. En attendant que cette visite puisse se mettre en place, cela à duré plusieurs mois, les seuls contacts que nous avions, étaient par téléphone, tous les soirs environ à la même heure,  je l’appelais, et ses responsables me la passaient sans problèmes. Nous sommes tous les deux handicapés, sur le plan psychique, moi-même étant aussi l’égarement handicapé physiquement, j’appel cela « une disgrâce physique » qui ne me permet pas d’attirer les filles, ou les femmes, comme les autres hommes. Mais, j’ai pourtant eu des relations avec quelques femmes, dont comme je l’ai notifié dans un précédent article, deux prostitués, une d’elles m’a dépucelé a l’âge de : 27 ans. L’accompagnement des personnes handicapées, physiques ou mentales, psychiques, comme moi, plus ou moins légèrement, je connais, on pourrait presque même dire que je fais partie de ces personnes dont on parle, en l’appelant « aidants-sexuels », pour handicapées légèrement physique, mentales, ou psychiques. 

 

La vie affective est: normale, pour tout homme, ou femme. « Toute relation où l'on ressent des émotions, des sentiments".
La vie sexuelle étant "l'ensemble des comportements qui visent le plaisir sexuel".
Attention à ne pas réduire la sexualité à la génitalité ou à la reproduction.
Les pratiques sexuelles, sont nombreuses, des hommes entre eux, des « gay », des femmes entre femmes, « lesbiennes ». Et bien sur, les hétéros, la seule pratique normale. Puis, il existe les pratiques à plusieurs, entre couples, l’échangisme, le libertinage, les parties à trois, en club, ou à domicile, on appel également ces soirées, des « soirées privées » entre adultes consentants et responsables.
La sexualité s'inscrit dans une construction historique et sociale. 
Force est de constater que le droit à une vie affective pour toute personne handicapée n'entraîne pas de fait une vie affective. Aucun système législatif ne peut régir une vie affective.
Il ne peut y avoir de contractualisation sur le désir d'autrui.
Si deux personnes sont considérées comme incapables de se représenter les conséquences de leur vie sexuelle, cela pose un problème éthique. Si une personne est considérée comme incapable de donner son consentement cela pose aussi un problème éthique.

 

."

 

 Il existe trois éléments, à savoir:
- La féminité
- L'homosexualité
- L'accompagnant sexuel
La société actuelle se trouve dans un contexte social de performance, compétitivité et excellence. Comment, la personne en situation de handicap peut-elle se situer par rapport à cela ?

Concernant la féminité, on observe des représentations sociales considérant la femme comme peu valorisée, peu performante. Dans le champ du handicap également. On note ainsi une dévalorisation professionnelle entraînant une faible productivité exigée lorsqu'une personne handicapée trouve un travail. On note aussi le passage d'une société de l'obligation à une société du désir

 

La femme n'est pas sujet du désir pour autant mais encore très souvent "objet" du désir malgré l'évolution des mentalités On lui refuse l'accès au désir comme on le refuse aux personnes handicapées pas toujours perçues comme pouvant réaliser leurs désirs

 

On ne naît pas handicapé, on naît avec des déficiences et on devient handicapé dans l'interaction avec un monde social excluant.
On note également une discrimination par association à l'égard des femmes :
- 43 % des parents arrêtent de travailler quand ils ont un enfant handicapé;
- 39% des parents réduisent leur temps de travail;
- Dans 80 % des cas, c'est la femme qui réduit ou abandonne son travail.
Il existe donc une association entre la femme valide et son enfant handicapé.
Les programmes européens abordent cette dimension de discrimination homme/femme.
Les conditions sociales de vie sont sources d'inégalité mais les représentations sociales confortent ces inégalités concernant les femmes, les handicapés et surtout les femmes handicapées.

L'homosexualité et le handicap :
Le milieu homosexuel refuse le handicap en privilégiant le mythe de la beauté et de l'apparence mais à l'inverse les personnes handicapées n'envisagent pas l'accessibilité des milieux homosexuels, ceci entraînant une double discrimination.

L'accompagnant sexuel :
Il existe une multitude de façons de vivre la sexualité. On note des contradictions dans les réponses des personnes testées. Pour certaines, il s'agit : 
- D'une prestation d'un service rémunéré.
- Pour d'autres un travail social pour établir un droit social.
Attention cependant à ne pas stigmatiser cette notion d'accompagnant sexuel : pourquoi ne pas former alors des accompagnants aussi pour les grands timides ?

 


"Vie sexuelle et handicap mental".

L'accès à la sexualité ne va pas de soi. Le droit n'est pas une garantie. Il y a une tentative d'oubli de ce cadrage social comme si on était très ouvert sur la question du sexe. On propose, voire on impose, des modèles de sexualité très exigeants. On oublie que la sexualité reste un champ de restriction et un champ de pouvoir comme s'il existait une majorité sexuelle. Il y a encore des comptes à rendre à la société qui relèvent du pouvoir. Théoriquement, les personnes handicapées devraient accéder à une vie sexuelle souvent pour la première fois, vers 15 ans. A 17 ans. En ce qui me concerne, c’était à 27 ans, avec une personne valide, mais qui a été rémunérée, car il s’agissait d’une prostituée, cela remonte à plus de 20 ans, maintenant.  Mais dans les faits, quand les personnes handicapées y ont droit, ce n'est pas avec n'importe qui mais entre personnes handicapées (illustration d'un champ d'expression limitatif).

On note aussi une confusion entre loi et interdit :
Ainsi, les relations sexuelles ont longtemps été interdites en institution, pourtant lieu de vie. Cela est pourtant inégal. Cela s'explique par le resurgissement de la peur chez les parents et les professionnels comme si les personnes handicapées ne pouvaient avoir que des relations sexuelles pulsionnelles (mais, même chez les animaux, l'acte sexuel n'est pas bestial. Quand une personne se comporte bestialement, elle se comporte juste comme un homme). 
Il fallait donc une loi pour pallier à cette loi interne. La gêne est alors apparue chez les personnes handicapées elles-mêmes car elles ont du mal à s'approprier cette absence d'interdit nouveau (manque de souplesse de l'appareil psychique).
En fonction de leurs parcours, les personnes handicapées réagissent différemment.

 

Ces phénomènes sont issus de l'excitation de la société accentuée par des chansons, clips, films…hyper sexués de façon explicite, qui touche également les personnes handicapées.
Le problème vient du fait qu'on a du mal à accepter qu'elles vivent dans cette dynamique. Alors on banalise ou on restreint en évoquant leur vulnérabilité qui repose en fait sur chacun et ses représentations propres. Ou bien, on évoque la dimension du non consentement. Mais l'inverse, est-ce le consentement ? N'est-il pas plus important d'amener l'autre à avoir du désir pour lui ?
Par définition, on considère la personne handicapée comme non consentante. De la à considérer, que malgré que je demande à des femmes handicapées, elles me refusent « gentiment » en prétextant qu’elles ont déjà un copain, ou qu’elles sont pressées par un rendez-vous…
Il y a ainsi des glissements qui nous autorisent à imposer des éléments de restriction aux personnes handicapées qui pourtant ont eu à faire face tout au long de leur vie au rejet ou ont su gérer la souffrance ou celle de leurs parents…donc ne sont pas si vulnérables que cela. Comme si cela nous arrangeait de le penser…
On enlève ainsi à la personne handicapée le droit à l'expérimentation, pourtant nécessaire à tout le monde ou on leur propose d'y accéder sous des formes normalisées en fonction de la perception morale de chacun et non par la loi. Mais si on leur permet d'accéder à la sexualité, c'est à toute la sexualité sans restriction afin d'amener la personne à prendre ses responsabilités. Ce n'est pas plus dangereux que pour les personnes dites valides mais pas moins.
Nous sommes donc dans des contradictions perpétuelles et nous demandons aux personnes handicapées de se débrouiller avec ça !

Lorsqu'on s'inquiète de la vie affective dans une institution, c'est une façon d'aborder la vie sexuelle. La vie affective est une forme de vie sexuelle. Nous offrons un cadre hyper moralisé en fonction de notre sexualité. C'est pour cela qu'elle est taboue. 

On est dans l'acte sexuel quand on parle de sexualité. C'est donc très intime. Ce qui nous parait être le mieux est parfois une catastrophe. L'intimité se construit, c'est un espace relationnel

 

Les personnes handicapées n'ont parfois pas accès à leur corps mais la sexualité se fonde aussi sur l'imaginaire.
On part souvent des représentations sociales des valides mais comment les personnes handicapées perçoivent-elles la sexualité

 

L’accompagnement, ne considérant pas que les personnes handicapées aient des zones érogènes qui leur permettent de construire des représentations imaginaires. Il ne faut pas confondre "toucher" et "attouchement". Pourtant la frontière est très mince, Normalement, les couples, lorsqu’ils draguent, ils s’embrassent, se caressent, passent la main dans un commun accord sur les parties intimes, sans que le partenaire s’en offusque. D’où souvent la question que l’on se pose, est-elle, (il) consentant(e).Le veut- elle, il, Il arrive souvent, qu’en se posant ce type de question, on perde une occasion, sans équivoque. La grande peur du « Malandu » surgie.

- Projection de deux petits films sur la parentalité et le handicap.

 


"De l'enfance à l'âge adulte, vivre pleinement sa vie affective, intime et sexuelle".

Dans le cadre d'un accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes handicapées
- la consultation en couple ou individuellement, peut se poser.

Elle insiste sur la nécessité, en institution, de :
- créer un réseau interne et externe: 
- de créer un partenariat avec les familles toujours impliquées dans le questionnement;
- d'impliquer TOUS les professionnels dans l'analyse de la situation (chauffeur, secrétaire, femmes de ménage…) car la vie intime remonte à la surface à différents moments;
- de s'interroger sur la philosophie des professionnels dans cet accompagnement.
Il est important d'écrire ensemble une charte ou un protocole d'accompagnement au cas par cas: faire réfléchir l'équipe sur comment on fait au quotidien en collaboration avec la personne concernée.
Dans l'idéal, au plus tôt on aborde cette question, c'est-à-dire de préférence avant la puberté, et la personne handicapée s'affirmera plus vite dans sa vie intime.

 

On est confronté à la diversité de la vie intime et cela demande une grande ouverture d'esprit. Il faut accepter des envies et des pratiques différentes.
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Dans les projets personnalisés, il est important que la vie affective apparaisse.

 

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"L'accompagnement des personnes handicapées dans leur vie affective et sociale".

Les chambres individuelles permettent la prise en considération de l'intime La création de chambres doubles accompagne les demandes de vie de couple. Cela permet de développer la notion de "chez soi" avec les résidents. Cela passe par un accompagnement concernant la décoration, l'aménagement, le passage des personnes internes ou extérieures à l'institution en autorisant ou non des allers venus dans cet espace privé. Il est nécessaire de poser des règles, d'échanger, de discuter en équipe et avec la personne concernée.

 

Dès le premier entretien à l'admission, la question de la mixité et de la vie d'adulte est abordée par le directeur et l'assistante sociale, et idem pour la contraception.
Concernant le projet individuel, il a été nécessaire de construire un outil avec l'apparition de mots clés comme "affectivité", "relationnel", à traiter de façon systématique dans le projet personnalisé. Et si la personne ne souhaite pas le traiter, on le mentionne quand même afin de ne pas nier cet aspect.
La relation entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou deux femmes est une "aventure humaine", sans schéma explicatif. Chaque situation est unique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



01/08/2012
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